Partie IV - Les chantiers de la souveraineté recouvrée

19 - Environnement et biodiversité

La France souveraine adopte une position environnementale fondée sur un principe simple : la souveraineté produit mécaniquement une meilleure politique environnementale que les traités contraignants supranationaux. La relocalisation industrielle, l’énergie nucléaire, l’agriculture souveraine et l’interdiction des produits non conformes constituent ensemble une politique environnementale de fait : sans avoir besoin de le nommer explicitement.

Le principe fondateur

On relocalise une pollution qu’on avait délocalisée. C’est assumé et non dissimulé. Prétendre que délocaliser la production résout le problème environnemental est une hypocrisie que la France souveraine refuse : polluer des Asiatiques ou des Africains à notre place n’est pas une politique environnementale, c’est un transfert de responsabilité déguisé en vertu. Les coûts environnementaux locaux de nos choix souverains sont assumés, avec des normes strictes sur les industries relocalisées : pas les mêmes normes que les pays low-cost qu’on remplace.

Les accords internationaux

La France participe activement à l’Accord de Paris et aux conventions sur la biodiversité. Ces accords sont des cadres de coordination non contraignants : pas des traités idéologiques qui empiètent sur la souveraineté nationale. Tant qu’ils restent dans ce cadre, la France y contribue positivement via sa souveraineté retrouvée, sans avoir besoin d’une technocratie verte supranationale pour lui dicter ses choix.

Ce que le projet produit déjà

Plusieurs chantiers du projet constituent une politique environnementale substantielle sans le nommer. L’énergie nucléaire et hydraulique produit une électricité décarbonée sur l’ensemble de la production nationale. La relocalisation industrielle supprime les émissions liées au transport mondial des biens. L’agriculture souveraine impose des circuits courts et des normes sanitaires strictes, et met fin à l’importation de produits traités avec des pesticides interdits en France. L’interdiction des produits non conformes aux normes françaises impose aux imports les mêmes standards environnementaux qu’aux producteurs nationaux. La priorité à la rénovation sur la construction neuve réduit massivement l’empreinte carbone du BTP.

La biodiversité

La préservation des espèces et des écosystèmes s’appuie sur les acteurs du terrain : agriculteurs, ingénieurs agronomes, petites et moyennes exploitations, marins pêcheurs, biologistes marins, spécialistes des récifs coralliens. Pas les lobbies industriels agricoles ni les experts déconnectés des réalités locales. Ce sont ceux qui vivent de la terre et de la mer qui ont l’intérêt direct à leur préservation, et l’expertise accumulée pour y contribuer efficacement.
La sortie progressive des pesticides dangereux - ceux dont la dangerosité est documentée, pas tous - est accompagnée obligatoirement. Les agriculteurs concernés bénéficient d’un financement de transition par la Caisse des Dépôts, de délais réalistes définis avec eux et non imposés d’en haut, et d’une coordination assurée par le Commissariat au Plan. L’objectif de zéro artificialisation nette encadre le développement territorial : toute surface artificialisée doit être compensée par une désartificialisation équivalente, en cohérence avec la priorité générale à la rénovation sur la construction neuve.
La France dispose du premier espace maritime mondial grâce à ses territoires d’outre-mer : une responsabilité environnementale à la hauteur de cet actif exceptionnel. Les récifs coralliens font l’objet de zones de protection définies avec les communautés locales. Les ressources halieutiques sont gérées durablement avec des quotas définis avec les marins pêcheurs locaux : plus de quotas européens imposés depuis Bruxelles sans connaissance des réalités de terrain. La lutte contre la pêche illégale mobilise la marine nationale en coordination avec ces mêmes marins, qui connaissent mieux leurs zones que quiconque.