Partie V - Relations internationales et diplomatie
Sortie de l’OTAN et sécurité européenne
La sortie de l’OTAN est, comme la sortie de l’UE, une conséquence logique de la restauration de la souveraineté. L’OTAN dans sa forme actuelle est une alliance à commandement intégré dominé par les États-Unis, qui impose à ses membres des obligations d’engagement et des orientations stratégiques définis à Washington.
La sortie : méthode et calendrier
La sortie de l’OTAN est annoncée dès les premières semaines de la transition, avec un délai de six mois pour achever les opérations en cours et sécuriser la réorganisation des chaînes de commandement. Pendant ces six mois, la France continue d’honorer ses engagements opérationnels en cours : non par obligation, mais parce que la fiabilité est un actif stratégique.
La dissuasion nucléaire : socle de l’indépendance
La dissuasion nucléaire française protège les intérêts vitaux de la France, définis souverainement, et uniquement eux. Ce n’est pas un parapluie collectif : c’est une garantie nationale. De Gaulle l’avait posée clairement ; la France ne délègue pas sa décision nucléaire, elle ne l’étend pas non plus. C’est précisément parce que la France dispose de cette capacité autonome qu’elle peut se permettre de sortir de l’OTAN sans fragiliser sa sécurité fondamentale.
La reconstruction d’une capacité nationale complète
La sortie de l’OTAN impose de combler les lacunes capacitaires que l’intégration dans l’Alliance avait permis de ne pas traiter : renseignement satellitaire, guerre électronique, transport stratégique, ravitaillement en vol, logistique lourde. Le Commissariat au Plan identifie ces dépendances et planifie leur résorption sur cinq à dix ans.
Les coordinations bilatérales de défense
La France propose à ses partenaires qui le souhaitent des coopérations bilatérales précises, thématiques et réversibles : sans commandement intégré, sans obligation d’engagement automatique, sans délégation de souveraineté. Le modèle est un réseau de coopérations bilatérales flexibles, articulé autour des intérêts concrets de chaque partie.
La question de la sécurité européenne
La sortie de la France de l’OTAN pose la question de la sécurité européenne dans son ensemble. Ce n’est pas le problème de la France : c’est le problème des Européens qui ont choisi de sous-traiter leur défense aux États-Unis pendant soixante-dix ans. La France protège son territoire, ses ressortissants, ses intérêts vitaux. Elle n’a pas vocation à se substituer à l’OTAN ni à devenir le gendarme de l’Europe.