Partie V - Relations internationales et diplomatie

Conclusion

La politique étrangère de la France souveraine n’est ni l’isolationnisme ni l’alignement : c’est le non-alignement actif, assumé, cohérent et durable. Une France qui parle à tout le monde sans se soumettre à personne, qui choisit ses engagements selon ses intérêts et ses valeurs, qui tient sa parole et attend la réciprocité, qui refuse les blocs et les automatismes et qui assume le rapport de force lorsque c’est nécessaire faute de mieux.
Ce chapitre est indissociable des chantiers intérieurs. La souveraineté extérieure se construit sur la souveraineté intérieure : une France industriellement forte, énergétiquement indépendante, monétairement autonome et culturellement vivante est une France dont la diplomatie est crédible. Une France dépendante et contrainte n’a aucun levier diplomatique réel, quelles que soient les formules employées.
Les ruptures sont nombreuses et assumées : sortie de l’UE, de l’OTAN, de la CEDH et du Conseil de l’Europe, fin des opérations militaires africaines, levée des sanctions contre la Russie, accompagnement à la sortie du franc CFA, refus du libre-échange global. Ces ruptures ne sont pas des fins en soi : ce sont des conditions préalables à la construction d’une politique étrangère réellement souveraine, réellement indépendante et réellement au service du peuple français.
Les constructions sont tout aussi nombreuses : partenariats bilatéraux ciblés, réseau culturel renforcé, audiovisuel extérieur unifié et puissant, statut d’observateur aux BRICS, refondation de la relation franco-africaine sur des bases équitables, défense active du plurilinguisme dans les organisations internationales. La France souveraine n’est pas une France qui refuse le monde : c’est une France qui choisit librement comment elle s’y engage.