Partie V - Relations internationales et diplomatie
Politique commerciale souveraine
La politique commerciale est l’un des domaines où la France a le plus profondément abdiqué sa souveraineté en transférant la compétence commerciale exclusive à l’Union européenne. La restauration de la souveraineté commerciale est une priorité immédiate de la transition.
La reprise de la compétence commerciale
Dès la sortie de l’UE, la France reprend le contrôle total de sa politique commerciale. Elle dénonce les accords de libre-échange négociés par l’UE en son nom et les renégocie selon ses intérêts propres. Le Commissariat au Plan conduit un audit exhaustif de chaque accord existant dans les six premiers mois de la transition.
Les principes directeurs
La réciprocité : la France ouvre son marché dans la mesure où ses partenaires ouvrent le leur. Elle n’accepte pas une asymétrie dans laquelle ses produits font face à des barrières à l’étranger pendant que les produits étrangers accèdent librement au marché français.
La protection des secteurs stratégiques : certains secteurs sont explicitement exclus de tout accord commercial - la défense, l’énergie, l’eau, la santé, l’alimentation de base, les technologies critiques -.
L’interdiction des produits non conformes aux normes françaises : tout produit importé qui ne respecte pas des normes équivalentes à celles imposées aux producteurs français est interdit à la commercialisation sur le territoire national - normes sanitaires, environnementales, sociales, fiscales -. Une taxe ne suffit pas : l’interdiction est la seule réponse cohérente avec une vision souverainiste des normes. Des sanctions lourdes frappent tout mécanisme de contournement.
Le partenariat stratégique plutôt que le libre-échange
La France n’est pas libre-échangiste. Le libre-échange n’est jamais neutre dans le temps : il cristallise des rapports de force qui évoluent, et ce qui est favorable à T peut être dévastateur à T+10. La France ne signe pas d’accords de libre-échange globaux. Elle conclut des partenariats stratégiques et commerciaux très ciblés, secteur par secteur, avec des objectifs précis et des clauses de révision régulière.
Sur les relations avec les pays voisins européens qui maintiennent un marché commun entre eux - si l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne restent dans l’UE - la France traite avec ce bloc comme entité unique et non avec chaque membre séparément, pour éviter les contournements via des accords bilatéraux croisés.
La monnaie comme instrument commercial
La restauration de la souveraineté monétaire donne à la France un levier commercial qu’elle n’avait plus depuis l’adoption de l’euro. La capacité à ajuster le taux de change est un instrument de compétitivité commerciale : sans qu’il faille y voir un lien mécanique avec l’inflation, qui dépend de nombreux autres facteurs et peut être maîtrisée par le contrôle de la masse monétaire en circulation.
Le commerce comme instrument de politique étrangère
L’accès au marché français est un actif que la France peut offrir ou refuser en fonction du comportement de ses partenaires : sur les questions de réadmission des migrants, de respect des accords bilatéraux, de coopération sécuritaire. Toutes les grandes puissances pratiquent cette instrumentalisation du commerce au service de la diplomatie. La France la reprend avec la même cohérence.